Mariage
1 - Que signifiait hier le mot "mariage" ?
Le mariage consistait à unir un homme et une femme sur le plan religieux et/ou civil.
2 - Pourquoi le mariage a-t-il été institué ?
Le mariage est l'institution qui permet de créer, de fonder une cellule familiale au sein de la société. Cette cellule a pour objet sur le plan sociétal de permettre et de promouvoir la naissance, l'éducation et la protection des enfants.
3 - Un "pré-requis" est-il nécessaire avant de se marier ?
Dés lors que les mariés vont être amenés à vivre sous le même toit, le premier pré-requis est probablement le sentiment d'amour qui lie les deux mariés. Ce pré-requis est-il suffisant ?
4 - Peut-on se marier sans réfléchir à notre engagement pour demain ?
Le respect de ce pré-requis signifie-t-il que l'on peut sereinement envisager le mariage sans avoir vérifié que les mariés poursuivent bien des objectifs communs, notamment en termes de désir d'enfant(s).
5 - Une préparation au mariage est-elle utile ?
Une réflexion commune des futurs mariés, éventuellement dirigé par un esprit sage pourrait s'avérer utile afin de guider et de mûrir la réflexion commune. Cette phase de réflexion préalable permettrait probablement d'éviter des écueils ultérieurs.
5.1 - Doit-on prévoir une préparation au mariage pour les parents des mariés ?
6 - Quels sont les effets du mariage?
Le mariage en termes de droit est un contrat; il produit des effets sur le plan juridique, notamment sur le plan civil et fiscal. Les effets du mariage ne devraient pas être confondus avec la finalité du mariage.
7 - Le "mariage pour tous" est-il une nouveauté ?
Le "mariage pour tous" ne constitue pas une nouveauté si l'on considère qu'antérieurement à la réforme, chacun de nous avait déjà le droit de se marier.
Le "mariage pour tous" constitue une nouveauté, dès lors que l'on modifie la définition du mot "mariage" et que l'on permet le mariage à deux êtres humains de même sexe qui ne peuvent pas naturellement concevoir d'enfant ensemble.
7.1 - Comment demain, nous parents, allons nous enseigner à nos enfants la notion de mariage ?
7.2 - Comment allons-nous guider nos enfants vers une union qui naturellement ne permet pas de créer la vie ?
8 - Que signifie aujourd'hui le mot "mariage" ?
La définition religieuse semble aujourd'hui différente de la définition civile. Le mot a gagné une définition ou perdu sa signification traditionnelle.
9 - Le législateur a-t-il considéré l'enfant présent ou à venir, dans la réforme mise en oeuvre ? Apparemment, non.
9 bis - Le législateur a-t-il pensé que les nouveaux mariés affirmeront demain un besoin naturel d'enfant?
10 - Le mot famille a-t-il trouvé une nouvelle définition ?
11 - Un enfant a-t-il besoin d'un père et d'une mère, ou peut-on décider à sa place ce dont il a besoin ?
12 - A-t-on le droit dans l'intérêt premier de l'enfant et de sa protection, de concevoir artificiellement des enfants ?
13 - Le législateur a-t-il le pouvoir de réformer la morale, si la morale devait être considérée dans ce débat ? Convient-il de distinguer une morale temporelle, susceptible d'évoluer avec le temps, et une morale universelle et intangible qui régit la conscience de chacun ?
14 - Dans le cadre de la nouvelle législation sur le mariage pour tous, le législateur a tenu à rappeler un certain nombre d'exceptions visant notamment à interdire le mariage entre des membres d'une même famille. La motivation des exceptions est intéressante à rechercher.
14.1 - premier argument: l'argument de la génétique fait valoir le risque lié à la consanguinité; le risque est établi, l'argument suffit à motiver l'exception;
14.2 - second argument : lorsque le risque de consanguinité n'est pas avéré, il semble que le législateur a tenté d'écarter (exceptions) les cas où l'union du couple envisagé risquait de "troubler la paix des sentiments" au sein d'une famille déjà existante ; l'argument est compréhensible, le mariage vise à créer une cellule familiale, et non à faire exploser une famille déjà constituée. La difficulté de la considération de cet argument réside dans sa subjectivité. Il est extrêmement difficile de lister de façon exhaustive (et objective) les cas susceptibles de provoquer le trouble précité. Avantage de l'argument, il permet de ne pas faire référence à la morale établie et donc non encore réformée, si tant est que l'on puisse réformer la morale.
14.3 - le premier argument constitue un motif fort. Le second argument présente des faiblesses et mériterait d'être conforté. Il existe un troisième argument qui pour l'instant n'a pas été considéré, la morale (cf.al 13), dont ne nous savons plus si elle doit ou non, en conscience guider nos pensées et nos actes.